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Probiotiques et santé cérébrale : Une histoire d’amitié

Nous apprenons sans cesse de nouvelles choses formidables sur le microbiote, c’est-à-dire l’ensemble des bactéries, virus, champignons, et protozoaires qui vivent à l’intérieur et sur notre corps. Il a été suggéré que le microbiote pourrait peser jusqu’à cinq livres [1] — et ce sont cinq livres que nous ne souhaitons pas perdre, pour de nombreuses raisons !

Les experts reconnaissent maintenant qu’il existe un lien étroit entre le microbiome (l’environnement au sein duquel la flore vit), les probiotiques, et la santé cérébrale. Les bactéries qui vivent dans le microbiome sont très actives. Elles aident la digestion, assurent une protection contre les bactéries néfastes qui provoquent des maladies, produisent des vitamines, et régulent le système immunitaire.

Il y a aussi la connexion avec le cerveau, ou plus exactement l’axe intestins-cerveau [2] (parfois appelé l’axe microbiote-intestins-cerveau [3]). Il existe une communication constante entre le cerveau, les intestins, et le microbiote. L’échange bidirectionnel d’informations qui se produit au sein de l’axe intestins-cerveau implique des signaux chimiques entre le cerveau et le système digestif [4]. Cette étroite relation entre le premier et le « deuxième cerveau » — les intestins — signifie que nos choix alimentaires, l’état de notre système digestif, et le microbiote ont tous un impact important sur notre santé cérébrale, nos émotions et nos humeurs [5], nos fonctions cognitives, la manière dont nous réagissons au stress, notre sommeil, et notre santé générale.

Parce que ce lien entre le cerveau et les intestins est très puissant, il est logique que l’on veuille — et doive — maintenir un bon équilibre intestinal, et les probiotiques ou les bactéries bienfaitrices peuvent participer à cette mission cruciale.

L’axe intestins-cerveau et la santé cérébrale

Aparna Lyer, médecin et professeure assistante en psychiatrie au Centre médical Southwestern de l’Université du Texas, a dit : « Je peux anticiper un usage plus étendu des probiotiques dans les traitements utilisés en santé mentale, surtout parce que la plupart des gens les tolèrent bien » [6]. C’est une nouvelle prometteuse pour tous ceux qui souhaitent en faire plus pour leur santé cérébrale, et pour tout ce qui circule sur la voie qui relie les intestins à notre cerveau.

Cette voie de circulation s’appelle en fait le nerf vague, et il s’agit du dixième nerf crânien qui s’étend du tronc cérébral, et qui passe par le cou et le thorax pour ensuite descendre jusqu’à l’abdomen. Tout au long de cet axe, des signaux circulent dans les deux directions, mais devinez laquelle des deux extrémités envoie le plus de messages ? Si vous pensiez au cerveau, vous avez faux. Ce sont vos intestins qui « discutent » le plus avec le cerveau ! Une autre indication que les intestins et le microbiote sont des acteurs essentiels de la santé cérébrale.

Vous avez certainement l’habitude d’entendre parler du système nerveux central (le cerveau et la moelle épinière) et du système nerveux périphérique (SNP) — les nerfs qui contrôlent les muscles, les organes, et les sensations. Cependant, le SNP est composé d’une section que l’on appelle le système nerveux entérique, qui comporte en fait plus de cellules nerveuses que la moelle épinière. C’est une des raisons pour lesquelles on dit souvent que les intestins sont notre « deuxième cerveau ».

Ce deuxième cerveau est l’endroit où 90 pour cent de l’approvisionnement du corps en sérotonine est produit avant d’être acheminé vers le cerveau. La sérotonine est connue pour être « l’hormone du bonheur », car elle joue un rôle essentiel dans l’humeur, le bonheur, et le sentiment de bien-être. Cette hormone permet également aux cellules du cerveau et d’autres systèmes nerveux de communiquer entre elles ; elle aide ainsi la digestion, l’alimentation, et le sommeil. Tous ces facteurs expliquent pourquoi il est si important de maintenir un environnement intestinal sain, afin de pouvoir continuer à produire cette sérotonine si utile au cerveau.

Les probiotiques et la santé cérébrale

Lorsqu’il y a un déséquilibre dans le microbiote (un état que l’on appelle dysbiose) causé par un nombre trop important d’espèces de bactéries ou de microbes néfastes, le cerveau peut être affecté. La dysbiose a été associée par exemple à une augmentation des symptômes dépressifs [7]. Les résultats des recherches démontrent un lien entre l’état du microbiote et le cerveau.

Les probiotiques que l’on trouve dans certains aliments et suppléments ont démontré leurs bienfaits dans des problèmes de santé variés. Les souches de bactéries probiotiques les plus courantes appartiennent aux espèces Lactobacillus et Bifidobacterium. Peut-être en avez-vous entendu parler pour leurs bienfaits sur la digestion ou pour remédier à la diarrhée, au syndrome du côlon irritable,

à des allergies, ou encore à des maladies inflammatoires intestinales. Les probiotiques pourraient également optimiser la fonction immunitaire et contribuer à une bonne santé cardiaque.

En outre, de plus en plus de chercheurs et de professionnels de la santé étudient la capacité des probiotiques à améliorer la santé mentale et cérébrale. Certaines espèces ont, par exemple, démontré dans des essais cliniques leur potentiel dans l’amélioration des troubles de l’humeur et de l’anxiété [8].

Les psychobiotiques et la santé cérébrale

On observe ainsi un intérêt croissant pour des bactéries bénéfiques, ou « psychobiotiques », qui ont démontré leur capacité à équilibrer l’humeur et le comportement, et qui sont également bénéfiques pour les symptômes dépressifs et anxieux lorsqu’elles sont administrées en quantités adéquates. De bons résultats ont été observés dans des cas de dépression et d’anxiété grâce à deux probiotiques en particulier, Bifidobacterium longum et Lactobacillus helveticus, notamment car ces bactéries soutiennent la production de sérotonine. Par ailleurs, l’anxiété et la dépression sont souvent associées à une inflammation ; or, les probiotiques ont la capacité de réduire l’inflammation par le biais du système immunitaire.

Dans un essai, Bifidobacterium longum et Lactobacillus helveticus ont été administrés pendant deux semaines à un groupe de rats, et pendant 30 jours à un groupe de volontaires humains en bonne santé. Il a été démontré que l’utilisation de ces probiotiques a induit une baisse notable des comportements de type anxieux chez les animaux, et une réduction de la détresse psychologique chez les volontaires humains [9].

Choisir ses probiotiques

Quels probiotiques devriez-vous acheter ? Essayez de toujours trouver des suppléments multisouches avec un apport minimal de 10 à 20 milliards d’unités formant colonies (UFC). Ce nombre indique la quantité de cellules bactériennes viables dans un échantillon qui peuvent se diviser et former des colonies. La dose appropriée à vos besoins devrait être déterminée avec un professionnel de santé compétent dans ce domaine.

Cherchez aussi des capsules de probiotiques à enrobage entérique et réfrigérées. L’enrobage protège les bactéries vivantes de l’acide gastrique qui leur est défavorable. Ces capsules entériques permettent aux probiotiques d’atteindre le tube intestinal, où ils peuvent se mettre au travail et procurer des bienfaits à votre flore intestinale, à votre cerveau, et à la santé en général.

Andrea Donsky, NHA

Andrea Donsky est nutritionniste holistique agréée et fondatrice de NaturallySavvy.com — un site web ayant gagné plusieurs prix. Elle possède 21 ans d’expérience en matière de santé et de bien-être, et elle est une influenceuse ayant gagné plusieurs prix.

naturallysavvy.com

Références

  1. Hair, M., et J. Sharpe. « Fast facts about the human microbiome. » Center for Ecogenetics & Environmental Health, January 2014, https://depts.washington.edu/ceeh/downloads/FF_Microbiome.pdf.
  2. Carter, K. « Gut-brain axis: The connection between brain health and your gut. » NaturallySavvy.com, https://naturallysavvy.com/care/gut-brain-axis-the-connection-between-brain-health-and-your-gut/.
  3. Capuco, C., I. Urits, J. Hasoon, R. Chun, B. Gerald, J.K. Wang, H. Kassem, et autres. « Current perspectives on gut microbiome dysbiosis and depression. » Advances in Therapy, Vol. 37, N° 4 (2020): 1328–1346.
  4. Mitchell, D. « The latest research on gut-brain health. » NaturallySavvy.com, https://naturallysavvy.com/care/the-latest-research-on-gut-brain-health/.
  5. Mitchell, D. « How your microbiome affects mood and mental health. » NaturallySavvy.com, https://naturallysavvy.com/care/how-your-microbiome-affects-mood-and-mental-health/.
  6. Chesak, J. « The no BS guide to probiotics for your brain, mood, and gut. » Women’s Wellness, mis à jour le 2020‑03‑29 (révisé par D.R. Wilson le 2017‑08‑25), https://www.healthline.com/health/probiotics-for-brain-and-memory.
  7. Capuco  C., I. Urits, J. Hasoon, R. Chun, B. Gerald, J.K. Wang, H. Kassem, et autres. « Current perspectives. »
  8. Slyepchenko, A., A.F. Carvalho, D.S. Cha, S. Kasper, et R.S. McIntyre. « Gut emotions—Mechanisms of action of probiotics as novel therapeutic targets for depression and anxiety disorders. » CNS & Neurological Disorders Drug Targets, Vol. 13, N° 10 (2014): 1770–1786.
  9. Messaoudi, M., R. Lalonde, N. Violle, H. Javelot, D. Desor, A. Nejdi, J.‑F. Bisson, et autres. « Assessment of psychotropic-like properties of a probiotic formulation (Lactobacillus helveticus R0052 and Bifidobacterium longum R0175) in rats and human subjects. » The British Journal of Nutrition, Vol. 105, N° 5 (2011): 755–764.