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La fatigue surrénalienne

La fatigue surrénalienne affecte des personnes qui souffrent de stress physique, mental, environnemental, ou émotionnel pendant plus de trois mois. La fatigue surrénalienne peut affecter n’importe qui, mais surtout les parents seuls, les toxicomanes, ceux ayant été confrontés à une crise ou un traumatisme majeurs, ou bien ceux ayant un environnement professionnel stressant. L’expression « syndrome de fatigue surrénalienne » englobe un large spectre de symptômes handicapants associés à une adaptation chronique au stress. Les symptômes courants de la fatigue surrénalienne incluent de la nervosité, des courbatures, des troubles du sommeil, des problèmes digestifs, une diminution de la mémoire ainsi qu’une sensation de fatigue et d’épuisement [1].

La fatigue surrénalienne existe-t-elle réellement ?

Une exposition prolongée à du stress entraîne des changements physiologiques dégénératifs suscités par la stimulation excessive du système nerveux sympathique de notre corps. À l’heure actuelle, aucun état de santé ne permet de diagnostiquer cette progression vers une détérioration de la santé.

La science démontre que le stress affecte les activités des glandes surrénales ainsi que la sécrétion d’hormones ou de glucocorticoïdes via l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), soutenant la théorie du syndrome de fatigue surrénalienne [2]. Qu’il existe un diagnostic ou non, des options simples peuvent être utilisées pour aider à atténuer l’ensemble des symptômes. Un programme holistique et personnalisé, incluant un suivi psychologique, des médicaments, des plantes, des suppléments, et des changements dans le mode de vie, peut aider à soutenir l’adaptation du corps au stress. En phytothérapie, les plantes qui soutiennent l’adaptation au stress sont appelées des « adaptogènes ».

Alors, quelle est la vraie théorie derrière la fatigue surrénaleinne ?

La fatigue surrénalienne se produit lorsque le corps ne parvient plus à répondre correctement à un stress chronique. Les glandes surrénales sont deux petits organes situés au-dessus des reins ; elles sont chargées de sécréter nos hormones du stress comme le cortisol et l’adrénaline [3]. En cas de stress de longue durée ou de mécanisme d’adaptation inadéquat, les glandes surrénales peuvent libérer une quantité réduite de ces hormones associées au stress à cause d’un effet de rétroaction négatif lié à la production d’hormones via l’axe HHS. C’est à cause de conditions comme celle-ci que les symptômes de fatigue surrénalienne se manifestent [4]. La progression physiologique en amont de la fatigue surrénalienne se fait en trois phases : l’alerte, la résistance, et l’épuisement [5].

Pendant la phase d’alerte, également appelée la réaction de « lutte ou de fuite », le corps répond à la libération d‘hormones du stress en augmentant la pression artérielle, le rythme cardiaque et l’afflux sanguin vers les muscles. Pendant la phase de résistance, l’action du cortisol est prédominante. Lorsqu’il est sécrété en petites quantités, le cortisol est un anti-inflammatoire naturel qui aide à réparer les tissus, mais en quantités excessives, il inhibe le système immunitaire et accroît le risque de maladie. Les quantités réduites de cortisol et d’aldostérone pendant cette phase entraînent une diminution de la gluconéogenèse, une chute rapide de la glycémie, une perte de sodium et une rétention de potassium [5].

Différence entre fatigue surrénalienne et insuffisance surrénalienne

L’insuffisance surrénalienne est un problème de santé qui se produit lorsque nos glandes surrénales ne produisent pas les hormones dont notre corps a besoin en quantité suffisante, suite à des lésions à l’hypophyse ou aux glandes surrénales [6]. L’hypophyse est une glande de la taille d’un pois qui se trouve dans le cerveau ; sa fonction première consiste à ordonner aux glandes surrénales de produire du cortisol [7]. Les personnes souffrant d’insuffisance surrénalienne peuvent être confuses, déshydratées, et sujettes à des pertes de poids considérables. Elles peuvent ressentir de la fatigue, de la faiblesse, des étourdissements et présenter des anomalies au niveau de la tension artérielle. D’autres symptômes sont également possibles, notamment de la nausée, de la diarrhée, des maux d’estomac et des vomissements. La fatigue surrénalienne n’est quant à elle pas aussi sévère, il ne s’agit pas non plus d’un problème médical, et elle est caractérisée par des niveaux de stress élevés qui affectent le bon fonctionnement des glandes surrénales.

Symptômes et signes d’une fatigue surrénalienne

Les symptômes et les signes les plus courants d’une fatigue surrénalienne sont les suivants [8] :

  • Baisse d’énergie et d’endurance — sensation d’épuisement et d’abattement pendant la majeure partie de la journée
  • Diminution de la résilience
  • Perte de productivité
  • Sensation d’être accablé
  • Sensation de repos insuffisante après huit heures de sommeil
  • Hypoglycémie
  • Dépression légère
  • Problèmes de concentration
  • Envie de sucré et de salé
  • Problèmes digestifs
  • Difficulté à se réveiller et à s’endormir
  • Fatigue
  • Étourdissement lorsqu’on se lève trop rapidement
  • Incapacité à se réveiller réellement avant 10 h 00, baisse de régime entre 15 h 00 et 16 h 00, suivie d’une amélioration après 18 h 00
  • Effort accru pour effectuer les tâches du quotidien

Traitement naturel pour la fatigue surrénalienne

Changements dans le mode de vie

Des changements peuvent être faits dans le mode de vie afin de réduire les effets de la fatigue surrénale [9] :

  • Identifiez les principaux facteurs de stress ainsi que les stratégies d’adaptation habituellement utilisées.
  • Augmentez son temps libre jusqu’à deux heures par jour, sans écrans ou téléphones portables.
  • Évitez ou passez moins de temps avec les personnes ou dans les situations qui épuisent votre énergie.
  • Ayez un rythme de sommeil régulier.
  • Créer un tableau. Après avoir défini vos priorités, commencez à faire plus de place pour les choses qui vous plaisent et essayez de réduire celles qui vous dépriment ou vous stressent.
  • Pratiquez la pleine conscience et la respiration profonde.
  • Faites de l’exercice modéré quotidiennement.
  • Mangez vos repas à des heures régulières tous les jours.

Changements alimentaires : aliments à éviter

Il est recommandé de limiter sa consommation de boissons et d’aliments riches en sucre [10]. Voici quelques aliments à consommer avec modération ou à éviter :

  • Farine blanche
  • Sucre blanc
  • Caféine
  • Alcools
  • Sodas
  • Aliments transformés
  • Aliments frits
  • Édulcorants artificiels
  • Alimentation rapide

Aliments à privilégier

Privilégiez les aliments qui contiennent des gras sains, une quantité équilibrée de protéines, et des glucides riches en nutriments. Mangez au moins cinq portions de fruits et de légumes par jour. Voici une liste d’aliments que vous devriez intégrer dans votre régime afin de vous aider à gérer la fatigue surrénalienne [11] :

  • Poisson
  • Œufs
  • Noix
  • Légumineuses
  • Légumes colorés
  • Légumes à feuilles vertes
  • Céréales complètes
  • Huile d’olive
  • Huile de pépins de raisin
  • Huile de coco
  • Fruits à faible teneur en sucre

Nutraceutiques

Les vitamines B et C ainsi que le magnésium sont également bénéfiques pour un fonctionnement optimal des glandes surrénales. La vitamine C, qui est essentielle à la production des stéroïdes surrénaliens, est une vitamine cruciale pour le rétablissement surrénalien.

Phytothérapie

Voici quelques plantes adaptogènes qui stimulent « l’état de résistance non spécifique » dû au stress [12] pour vous aider à améliorer l’ensemble des symptômes.

La réglisse (racine)

La racine de réglisse (Glycyrrhiza glabra) a démontré des bienfaits chez les personnes en phase d’épuisement de la fatigue surrénalienne. Des études ont démontré que la réglisse agissait en régulant les niveaux de cortisol et en augmentant les niveaux d’énergie [13]. La réglisse déglycyrrhizinée pourrait être plus adaptée pour les personnes ayant une tension artérielle élevée.

Le ginseng de Sibérie

Le ginseng de Sibérie (Eleutherococcus senticosus) est une plante qui apporte du soutien aux glandes surrénales et augmente l’endurance physique. Elle contribue également à améliorer la mémoire, à réduire la fatigue chronique, les irrégularités glycémiques et à renforcer l’immunité. C’est une des meilleures plantes pour le traitement naturel de la fatigue surrénalienne [14].

La rhodiole

Si vous souffrez de fatigue surrénalienne, la rhodiole (Rhodiola rosea) peut vous aider à retrouver de l’énergie et à améliorer votre humeur [15].

Le maca (racine)

La maca contient des vitamines B et C, du zinc, du magnésium, du calcium, et du fer. La maca est une excellente source de phytonutriments, d’antioxydants, et de protéines. Sa racine aide à soulager la dépression ainsi que l’anxiété et favorise un bon équilibre émotionnel et énergétique [16].

Vue d’ensemble

Si vous ressentez des symptômes tels que de l’affaiblissement, de la fatigue, ou de l’épuisement, vous devriez alors consulter un naturopathe afin d’obtenir un diagnostic complet. Vous pourriez également être anémique, faire de l’apnée du sommeil, être sujet à de la dépression, de la fibromyalgie, ou d’autres problèmes de santé. Si vous souffrez de problèmes de santé multiples, il est donc recommandé de consulter un naturopathe.

Farnoush Khodarahmi, MSc, MA, ND

Naturopathe de North York en Ontario, sa passion est de guider ses patients dans l’évolution de leur parcours vers une santé et un bien-être optimal, et d’inspirer leur entourage à faire de même.

ndmedic.com

Références

  1. Lee, D. “Adrenal fatigue syndrome: A project report” (master’s thesis, California State University, 2009), https://bit.ly/3iy87la.
  2. Spiga, F., E. Zavala, J.J. Walker, Z. Zhao, J.R. Terry, and S.L. Lightman. “Dynamic responses of the adrenal steroidogenic regulatory network.” Proceedings of the National Academy of Sciences, Vol. 114, No. 31 (2017): E6466–E6474.
  3. Rosol, T.J., J.T. Yarrington, J. Latendresse, and C.C. Capen. “Adrenal gland: Structure, function, and mechanisms of toxicity.” Toxicologic Pathology, Vol. 29, No. 1 (2001): 41–48.
  4. Hajare, R.A. “90 90 90 Formulas and Symptoms of Adrenal Fatigue Syndrome (AFS) of Adult Men.” Orthopedics and Sports Medicine: Open Access Journal, Vol. 1, No. 3 (2018): 42–45.
  5. Jameson, D. “Persistent burnout theory of chronic fatigue syndrome.” Neuroscience and Medicine, Vol. 7, No. 2 (2016): 66–73.
  6. Martini, F.H. Fundamentals of Anatomy and Physiology, 6th Edition. San Francisco: Pearson Education, 2004.
  7. Oelkers, W. “Adrenal insufficiency.” New England Journal of Medicine, Vol. 335, No. 16 (1996): 1206–1212.
  8. Charmandari, E., N.C. Nicolaides, and G.P. Chrousos. “Adrenal insufficiency.” Lancet, Vol. 383, No. 9935 (2014): 2152–2167.
  9. Rubin, R.T., J.J. Phillips, J.T. McCracken, and T.F. Sadow. “Adrenal gland volume in major depression: Relationship to basal and stimulated pituitary-adrenal cortical axis function.” Biological Psychiatry, Vol. 40, No. 2 (1996): 89–97.
  10. Patel, L., J.K. Wales, M.S. Kiribige, A.A. Massarano, J.M. Couriel, and P.E. Clayton. “Symptomatic adrenal insufficiency during inhaled corticosteroid treatment.” Archives of Disease in Childhood, Vol. 85, No. 4 (2001): 330–334.
  11. McDermott, M.T. “Adrenal Fatigue.” In Management of Patients with Pseudo-Endocrine Disorders, edited by M.T. McDermott, 127–137. Cham: Springer, 2019
  12. Lee, D. “Adrenal fatigue syndrome: A project report” (master’s thesis, California State University, 2009), https://bit.ly/3iy87la.
  13. Cope, C.L. Adrenal steroids and disease, 2nd Edition. London: Pitman Medical, 1972.
  14. Wilson, J.L. “A clinical perspective on stress, cortisol, and adrenal fatigue.” Advances in Integrative Medicine, Vol. 1, No. 2 (2014): 93–96.
  15. Fitzgerald, K. “Health regimen for a 29-year-old female diagnosed with adrenal fatigue.” Integrative Medicine: A Clinician’s Journal, Vol. 10, No. 6 (2011): 36–42.
  16. Sarris, J., S. Moylan, D.A. Camfield, M.P. Pase, D. Mischouclon, M. Berk, F.N. Jacka, and I. Schweitzer. “Complementary medicine, exercise, meditation, diet, and lifestyle modification for anxiety disorders: A review of current evidence.” Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine, Vol. 2012 (2012): 809653.
  17. Head, H.A., and G.S. Kelly. “Nutrients and botanicals for treatment of stress: Adrenal fatigue, neurotransmitter imbalance, anxiety, and restless sleep.” Alternative Medicine Review, Vol. 14, No. 2 (2009): 114–140.
  18. Panossian, A., and G. Wikman. “Effects of adaptogens on the central nervous system and the molecular mechanisms associated with their stress—Protective activity.” Pharmaceuticals (Basel), Vol. 3, No. 1 (2010): 188–224.
  19. Al-Dujaili, E.A., C.J. Kenyon, M.R. Nicol, and J.I. Mason. “Liquorice and glycyrrhetinic acid increase DHEA and deoxycorticosterone levels in vivo and in vitro by inhibiting adrenal SULT2A1 activity.” Molecular and Cellular Endocrinology, Vol. 336, No. 1–2 (2011): 102–109.
  20. Lim, T.K. “Glycyrrhiza glabra.” In Edible Medicinal and Non-Medicinal Plants, Volume 10: Modified Stems, Roots, Bulbs, T.K. Lim, 354–457. Dordrecht: Springer, 2016.
  21. [No authors listed.] “Eleuthero.” MedlinePlus, https://medlineplus.gov/druginfo/natural/985.html, last reviewed 2020‑05‑28.
  22. Panossian, A., T. Efferth, A.N. Shikov, O.N. Pozharitskaya, K. Kuchta, P.K. Mukherjee, S. Banerjee, et al. “Evolution of the adaptogenic concept from traditional use to medical systems: Pharmacology of stress‐ and aging‐related diseases.” Medicinal Research Reviews, Vol. 41, No. 1 (2021): 630–703.
  23. Tao, H., X. Wu, J. Cao, Y. Peng, A. Wang, J. Pei, J. Xiao, et al. “Rhodiola species: A comprehensive review of traditional use, phytochemistry, pharmacology, toxicity, and clinical study.” Medicinal Research Review, Vol. 39, No. 5 (2019): 1779–1850.
  24. [No authors listed.] “Rhodiola.” NIH National Center for Complementary and Integrative Health, https://www.nccih.nih.gov/health/rhodiola, last updated 2020‑10.
  25. Gonzales, G.F. “Ethnobiology and ethnopharmacology of Lepidium meyenii (Maca), a plant from the Peruvian highlands.” Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine, Vol. 2012 (2012): 193496.
  26. Meissner, H.O., P. Mrozikiewicz, T. Bobkiewicz-Kozlowska, A. Mscisz, B. Kedzia, A. Lowicka, H. Reich-Bilinska, et al. “Hormone-balancing effect of pre-gelatinized organic maca (Lepidium peruvianum Chacon): (I) Biochemical and pharmacodynamic study on maca using clinical laboratory model on ovariectomized rats.” International Journal of Biomedical Science, Vol. 2, No. 3 (2006): 260.