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Pour les gourmands…

Pour les gourmands, l’estomac est une succursale du cœur : il a ses amours comme le cœur même [1] ; alors, vive les réjouissances festives de fin d’année où nous retrouvons certains de nos penchants gastronomiques, pour le plus grand plaisir des papilles — et de l’âme.

Festoyer est une nourriture en soi ; source de plaisir, de partage, de découverte, mais aussi de doux souvenirs. Notre mémoire sensorielle, plus spécifiquement celle des odeurs, est la plus développée, et cultiver nos racines gustatives et olfactives ne peut qu’embellir le quotidien de tout un chacun, mais aussi les fêtes partagées. Nous avons tous en nous cette bibliothèque de mémoires savoureuses qui magnifie l’expérience du manger. Je me souviens du fumet délicieux des tartes aux fruits gorgés de soleil que grand-mère nous réservait au retour de l’école ; de la douce saveur du pot-au-feu avec lequel maman réchauffait la maisonnée aux premiers froids de l’automne ; des quelques bouchées si parfaitement équilibrées de comté, pomme reinette, et noix fraîches qui ragaillardissait l’entrain de ce jeune homme à couper avec son paternel chênes et fayards endormis par le givre ; ou encore de la douce insouciance de notre jeunesse qui croquait à pleines dents les mandarines de l’hiver… Cela ne vous rappelle-t-il pas quelques chaleureux souvenirs de vos propres gourmandises ?

Avec les premiers frissons que nous souffle Hora, déesse grecque de l’hiver, arrive aussi un vent de fêtes avec l’Halloween, la Toussaint, l’action de grâce, la Saint-Nicolas, mais aussi Hanoukah, Souccot, Mawlid, Bodhi, Divali, et — bien sûr — Noël… autant d’occasions pour célébrer nos racines, mais aussi raviver les sens et — pour toutes les cultures — titiller le plaisir du goût. Le goût, intimement lié à l’odorat, dépend d’innombrables facteurs qui influencent la perception des saveurs, tels l’aspect ou la couleur de la nourriture, l’environnement physique et l’atmosphère sociale, l’état psychologique du moment, etc [2][3].

Le plaisir de manger est donc une recette universelle aux multiples ingrédients, qui contribue à l’alchimie de la santé pour peu que nos repas, de fête ou autres, soient pris en convivialité, en privilégiant des nourritures simples, diverses, colorées, en accord avec les saisons de Dame Nature, et avec modération.

Gourmet ? C’est un gourmand qui se domine [4]… mais du gourmet au gourmand, il n’y a qu’un pas, qu’il est bon de ne pas franchir, ou alors à petits pas de ballerine, au risque de quelques crispations hépatiques… Comme la tentation peut parfois être irrésistible en ces temps de fête, sachez qu’il est bien des remèdes qui viendront à la rescousse de vos entrailles, qui peuvent crier à l’infamie lorsque la sempiternelle dinde en sauce y sera tombée. En voici quelques exemples.

Vous pouvez choisir comme entremets glacé, non pas quelque sorbet sucré surmonté de cerise au schnaps, mais une pause alitée de thermothérapie différentielle inspirée de la méthode Gardelle, avec un linge froid sur la tête et une bouillotte chaude posée sur votre foie pour en stimuler les fonctions digestives et de détoxication ; ou encore, pour les plus téméraires, une simple ballade emmitouflée.

Autre méthode naturopathique pour mettre en balance « parté » et santé : le jeûne intermittent, de plus en plus populaire — et pour cause, car ses effets bénéfiques s’observent non seulement au niveau de la santé intestinale, mais aussi pour vieillir en meilleure santé et plus longtemps [5]. Douze heures d’abstinence et plus, et les processus métaboliques du jeûne s’enclenchent, avec comme résultats moins de fatigue, meilleur appétit, composition corporelle améliorée, etc. ; bref, plus de vitalité.

Ma tisane apaisante préférée pour calmer l’euphorie — tant gastronomique que nerveuse — est faite de la douce et rafraîchissante mélisse. Cette plante issue de la pharmacopée universelle et utilisée depuis la Grèce antique aide à soulager les troubles digestifs et nerveux ; goûtez-la, et vous ne la quitterez plus jamais !

S’il est une autre boisson du temple de la renommée des remèdes naturels pour alléger les après-midi post‑ripailles, c’est le vinaigre de cidre de pomme. Quelques cuillerées dans de l’eau chaude, avec votre miel préféré ou un édulcorant naturel comme le stévia, et le boulet digestif s’évaporera comme par enchantement.

Les plantes amères — telle l’absinthe, connue depuis l’antiquité pour aider la digestion difficile — sont aussi de simples solutions naturelles oh ! combien efficaces. L’absinthe est utilisée en phytothérapie traditionnelle comme stimulante pour améliorer l’appétit et pour soulager les symptômes de dyspepsie. Elle est dite carminative. Préférez quelques sobres capsules aux extra degrés alcoolisés des élixirs de longue vie de Chartreuse ou d’ailleurs.

Pour celles et ceux qui rencontreraient des difficultés à digérer certains nutriments, l’un des nutraceutiques les plus efficaces reste les enzymes digestives. Certaines formules contiennent par exemple le dipeptidyl peptidase‑4 (DPP‑4), qui décompose le gluten et soulage les possibles sensibilités ; d’autres fournissent de la bile de bœuf, pour les personnes ne pouvant gérer des repas trop gras, etc. Sachez qu’il existe diverses formules complètes adaptées à vos besoins.

N’oublions pas les stars nutraceutiques du moment, les probiotiques, ces amis avec qui nous vivons et sans qui nous ne pourrions vivre ! Diarrhée, constipation, gaz, maux de tête, et j’en passe — tout cela, ils s’en chargent pour que leur hôte (vous) puisse profiter des festivités, mais aussi de sa santé, et en contrepartie leur procurer un microbiome où il fait bon vivre !

Je terminerai cette brève revue des plantes et nutraceutiques idéaux pour la digestion du temps des fêtes, avec une mention honorifique pour un incontournable de la phytothérapie, j’ai nommé Silybum marianum, le chardon-Marie, qui soulage les troubles digestifs et, surtout, protège et régénère le foie comme nul autre pareil.

Les fêtes, c’est l’occasion de s’ouvrir à quelques plaisirs épicuriens, voire pantagruélistes, pour cultiver la bonne humeur, le plaisir du goût, et la joie de vivre. Ces moments passés bien entourés sont positifs pour la santé mentale, et donc la santé en général. Enfin, s’il est un écart gourmand inhabituel, naturopathie, plantes, et nutraceutiques sont toujours là à la rescousse !

Références

  1. d’Houdetot, A. Dix épines pour une fleur, 1853.

  2. Auvray, M., et C. Spence. « The multisensory perception of flavor. » Consciousness and Cognition, Vol. 17, N° 3 (2008): 1016–1031.

  3. Erickson, R.P. « A study of the science of taste: On the origins and influence of the core ideas. » The Behavioral and Brain Sciences, Vol. 31, N° 1 (2008): 59–105.

  4. Blanche, F. Les pensées, répliques et anecdotes, 1972.

  5. Sinclair, D., et M. Laplante. Lifespan—Why we age and why we don’t have to. New York, Atria Books, 2019, 432 p.